Notices bio-bibliographiques

Flavia Aiello

Flavia Aiello was born in Naples; after a Ph.D. in African Studies at the University “L’Orientale” of Naples, she moved to Rende (Cosenza), where she taught the Swahili language and carried out research relating to Swahili literature at the University of Calabria. She presently works as research fellow at the University of Naples “L’Orientale”. She is the author of numerous publications on Swahili oral and written genres and, for an Italian audience, has produced Separazione (Iride Edizioni, Soveria Mannelli, 2005), a translation of the Swahili novel Utengano by S. A. Mohamed, and Taarab iko wapi? La poesia cantata taarab a Zanzibar in età contemporanea (Iride Edizioni, Soveria Mannelli, 2006).

Sammy Baloji

Sammy Baloji est un photographe né en RDC en 1978. Il a étudié la littérature et les sciences humaines à l’Université de Lubumbashi et a d’abord travaillé en tant que bédéiste, avant de se spécialiser dans la photographie et la vidéo. Son oeuvre a été exposée dans le monde entier (Amsterdam, Bamako, Berlin, Bilbao, Bruxelles, Paris, Cape Town…) et a obtenu de nombreux prix prestigieux, notamment le Prix Afrique en Creation et le Prix pour l’image aux “African Photography Encounters” de Bamako. En 2009, il a obtenu le Prince Claus Award aux Pays-Bas.

Marie-Louise Bibish Mumbu

Née à Bukavu (RDC) en 1975, Marie-Louise Bibish Mumbu est journaliste et écrivaine. Elle est l’auteure de Mes obsessions : j’y pense et puis je crie !, chroniques de la vie quotidienne de Kinshasa qui constituent l’une des matières du spectacle de Faustin Linyekula Festival des mensonges, dont elle a été également interprète. Elle a collaboré avec différents artistes et projets culturels : les Studios Kabako, structure congolaise de danse contemporaine, le chorégraphe français Thomas Duchâtelet, puis Astrid Mamina, metteur en scène, et le projet Cauri en automne 2004, organisé par l’association marseillaise Aide aux Musiques Innovatrices. En 2010, elle s’installe à Montréal. 

Justin Bisanswa

Justin Bisanswa a enseigné à l’université de Bayreuth et à l’université de Liège. Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en Francophonie et littératures africaines à l’université de Laval (Canada, Québec) de 2001 à 2016, il enseigne à l’université de Lubumbashi (République démocratique du Congo) les lettres, la francophonie, l’histoire des idées et des idéologies et s’attache à analyser les discours dont il décrypte les ruses et les pièges. Bibliographie sélective : Bisanswa, Justin. Pour Ahmadou Kourouma (En)jeux et ambivalence de la fiction, Paris : Honoré Champion, 2017, 228p ; Bisanswa, Justin.(dir.). Entre inscriptions et prescriptions. L’engendrement de la parolede V.Y. Mudimbe, Paris : Honoré Champion, 2013, 455p. ; Bisanswa, Justin (sous la dir.), Dire le social dans le roman francophone, Paris: Honoré Champion, 2010, (en coll. avec Kasereka Kavwahirehi), 601p.

Bofane In-Koli

In Koli Jean Bofane est né à Mbandaka (RDC) en 1954 et vit en Belgique. En 1996 il a publié Pourquoi le lion n’est plus le roi des animaux (Gallimard Jeunesse), centré sur la dictature qui a tourmenté pendant des décennies son pays, et en 2000 Bibi et les canards, sur le thème de la migration. Avec le roman Mathématiques congolaises (Actes Sud) il est lauréat du Grand prix littéraire d’Afrique noire en 2008 et du Prix Jean Muno en 2009. En 2014 Congo Inc., le testament de Bismarck (Actes Sud) a reçu le Prix des cinq continents de la francophonie. Son dernier roman est La Belle de Casa (Actes Sud), paru en 2018.

Xavier Garnier

Professeur de littératures française et francophones à l’université Sorbonne Nouvelle – Paris 3. Thèmes de recherche : Littératures africaines (anglais, français, kiswahili). Littératures francophones. Approches géocritiques de la littérature. Bibliographie sélective : Sony Labou Tansi. Une écriture de la décomposition impériale, Paris, Karthala, 2015, 252 p. ; Le roman swahili. La notion de littérature mineure à l’épreuve, Paris, Karthala, 2006, 243p. ; Qu’est-ce que l’espace littéraire ? (codir. avec P. Zoberman) Paris, PUV, 2006, 210 p. ; Le Récit superficiel. L’art de la surface dans la narration littéraire moderne, Bruxelles, P.I.E.- Peter Lang, « Nouvelle Poétique Comparatiste », 2004, 180 p.

Susanne Gehrmann

Professeur à l’Institut für Asien und Afrika Wissenschaften à la Humbolt-Universität Berlin. Bibliographie sélective : Kongo-Greuel. Zur literarischen Konfiguration eines kolonialkritischen Diskurses (1890-1910), Georg Olms Verlag, Hildesheim 2003, S. 345. ; Vom Entwerfen des Ich im Erinnern des Wir? Überlegungen zur Autobiographik in Afrika. Öffentliche Vorlesungen an der Humboldt-Universität zu Berlin, Forschungsabteilung der HU, Berlin 2005, S. 45. ; Geschichtsbewältigung und Sprachexperimente. Small Soldiers in afrikanischen Literaturen. Öffentliche Vorlesungen an der Humboldt-Universität zu Berlin, Forschungsabteilung der HU, Berlin 2011, S. 51. ; avec Dotsé Yigbe, Créativité intermédiatique au Togo et dans la diaspora togolaise, LIT, Berlin, Frankophone Literaturen und Kulturen außerhalb Europas 9, 2015, S. 298.

Pierre Halen

Études de philologie romane à Bruxelles et Louvain, professeur dans l’enseignement secondaire, puis assistant à l’Université Catholique de Louvain (unité de théorie littéraire et littérature comparée). Docteur en Philosophie et Lettres. Travaille ensuite à l’Université de Bayreuth au titre de chercheur invité (SFB Identität in Afrika), puis d’enseignant C3 et C4 a.i. Ensuite chercheur à l’Université d’Anvers (UIA). Depuis 1997, professeur à l’université de Metz, aujourd’hui Université de Lorraine. Depuis 1997, professeur à l’université de Metz, aujourd’hui Université de Lorraine. Actuellement directeur de la revue Études littéraires africaines et, avec Catherine Mazauric, de la collection « Littératures des Afriques » aux PU de Bordeaux. Directeur du Centre de recherche « Écritures » (E.A. 3943). Bibliographie sélective : Le Grotesque dans les littératures africaines. Textes réunis par Rémi Astruc et Pierre Halen. Metz : Centre Écritures / APELA, coll. Littératures en contexte interculturel, série Afriques, n°7, 2012, 218 p ; L’Impact des missions chrétiennes sur la constitution des champs littéraires nationaux en Afrique. Textes réunis par François Guiyoba et Pierre Halen. Metz : Association pour l’Etude des Littératures africaines (APELA), 2013 (= études littéraires africaines, n°35, juin 2013), p. 7-88. ; Le Polar africain. Textes édités par Bernard De Meyer, Pierre Halen et Sylvère Mbondobari. Metz : Centre de recherches « Ecritures », coll. Littératures des mondes contemporains, série Afriques, n°8, 2013, 260 p.

Julien Jeusette

Julien Jeusette est chercheur postdoctoral à l’Université de Milan (Statale), où il travaille sur les rapports entre esthétique et politique dans les littératures française et francophone. En 2017, il a soutenu sa thèse, qui portait sur la question du mouvement comme imaginaire politique, à l’Université Paris 7 et à l’Université du Luxembourg (cotutelle). Bibliographie sélective : Écrire la Révolution. De Jack London au Comité invisible (dir. avec Emilie Goin), Presses universitaires de Rennes, coll. “La Licorne”, 2018 ; « Le chronotope de la route moderne. Octave Mirbeau et les road movies », Études françaises, vol. 53, n° 3, Presses universitaires de Montréal, 2017, p. 169-180 ; Traduction de David Damrosch, What Is World Literature?, à paraître aux Presses Universitaires de Rennes.

Lisette Lombé

Lisette Lombé est une artiste belgo-congolaise née en 1978. Créatrice d’objets poétiques (performance, collage, conférence gesticulée), elle anime des ateliers avec son association L-SLAM, collectif de poétesses, multiculturel et intergénérationnel. Elle a obtenu en 2015 une seconde place au Prix Paroles Urbaines, en catégorie slam. Son premier livre, La magie du burn-out (Image Publique) invite les lecteurs à réenchanter leur identité professionnelle en quelques haltes poétiques. Elle vit actuellement à Liège.

Nicolas Martin-Granel

Nicolas Martin-Granel est agrégé de Lettres et diplômé de Sciences Politiques. Enseignant-chercheur dans diverses universités africaines, il a publié des ouvrages anthologiques et nombre d’articles critiques sur la littérature africaine. Ses recherches actuelles en anthropologie et génétique textuelle portent sur les manuscrits de Sony Labou Tansi dont il est l’éditeur scientifique. Membre du comité de rédaction des revues Cahiers d’Études Africaines et Études Littéraires Africaines, chercheur associé à l’ITEM (CNRS/ENS). Bibliographie sélective : « À propos des études postcoloniales », p. 93-105 dans Études Littéraires Africaines, n°30, 2010 (article co-écrit avec Anthony Mangeon) ; « Le Fleuve commence ici », choix de textes, Continents manuscrits, 11, 2018, Écrire le fleuve Congo après Conrad ; « Congo concept », Christiane Albert éd., Littératures africaines et territoires. Editions Karthala, 2011, p. 177-189. 

Pedro Monaville (New York University, Abu Dhabi)

Pedro Monaville is a historian of modern Africa and a professor at NYU Abu Dhabi. His research interests include the history of decolonization, political imagination, youth movements, higher education, and state violence, as well as the study of memory work and postcolonial history writing. His current research project focuses on the role of student activism in the Democratic Republic of Congo, and notably on how Congolese university students helped give meaning and content to their country’s independence in the 1960s and 1970s. Bibliographie sélective : « A Distinctive Ugliness. » Memories of Post-Imperial Nations: The Aftermath of Decolonization, 1945–2013 (2015): 58 ; “The political life of the dead Lumumba: Cold war histories and the Congolese student left”,  Africa, 89 (S1) 2019: S15–S39 ; “Making a « Second Vietnam »: The Congolese Revolution and Its Global Connections in the 1960s”, in The Routledge Handbook of the Global Sixties, 2018, p.106-118.

Bienvenu Sene Mongaba (Mabiki)

Né en 1967 à Kinshasa, Bienvenu Sene Mongaba est chimiste de formation et éditeur. Il s’intéresse à la promotion du lingala et a publié en 2002 aux éditions Mabiki (qu’ils a fondées) Fwa-Ku-Mputu, c’est-à-dire Moeurs en Europe. En français, il a publié un roman, En Cavale dans le gouffre vert, et plusieurs nouvelles. Il a contribué à la traduction du lingala vers l’anglais du roman Ebamba de Richard Ali A Mutu.

Muepu Mwanda

Muepu Mwamba, né en 1946 au Congo, est journaliste, écrivain, poète (Moi qui t’amour, illustré par Gisela Kohn-Mwema), critique littéraire, directeur littéraire. En 1976, il fonde à Kinshasa les éditions « Les Presses Africaines ». Ses œuvres souvent critiques envers le régime de Mobutu l’obligent, en 1979, à quitter son pays vers plusieurs pays d’Afrique et d’Europe Occidentale. En 1984, il s’installe à Paris puis quelques années plus tard, il s’établit définitivement à Francfort-sur-le-Main. Parmi ses œuvres figure Ventres creux (1974), où il présente quatre tranches de vie tirées du quotidien d’un quartier pauvre de Kinshasa. Essentiellement poète, Muepu Mwamba continue à écrire des nouvelles au cours des décennies qui suivent (Le mensonge illimité, 2001 ; Aux victimes de la médiocrité, 2002).

Julien Kilanga Musinde

Professeur à l’Université de Lubumbashi où il a été Recteur pendant sept ans, Directeur des langues et de l’écrit à l’Agence Intergouvernementale de la Francophonie, professeur titulaire à l’Université d’Angers. Bibliographie sélective : outre deux romans intitulés « Retour de manivelle » et « Jardin secret », et trois recueils de poèmes, il a notamment publié Langue française en Francophonie : Pratiques et réflexions (Savoirs), Paris, L’Harmattan, 2010.

Françoise Naudillon

Professeure d’études françaises à l’Université de Concordia, docteure de l’Université de Cergy Pontoise (1993). Bibliographie sélective : Jean Metellus et le miroir du monde, Paris, Éditions Janus, 2015, 250 p. ; Des maux du langage à l’art des mots, Montréal : Liber, 2004, 200 p. ; Les Littératures francophones au miroir du populaire, Calgary, Éditions Palabres, 2014, 320 p ; Femmes en francophonie, Écriture et lecture du féminin dans les littératures francophones (Isaac Bazié co-directeur), Mémoire d’encrier, 2014 ; direction du numéro spécial de Nouvelles études Francophones, Vol 31, n°1,Printemps 2016, « Autofictions francophones ».

Blaise Ndala

Blaise Ndala est né en 1972 à Lusanga (RDC). En 2003, il part pour la Belgique où il poursuit des études de droit. En 2007, il s’installe au Canada où il sera tour à tour professeur de français, fonctionnaire fédéral, représentant en Haïti d’Avocats sans frontières Canada, avant de réintégrer la fonction publique. Il se met alors à l’écriture du J’irai danser sur la tombe de Senghor (Interligne), publié en 2014. En 2017 paraît son deuxième roman, Sans capote ni kalachnikov (Mémoire d’encrier). Il collabore également avec le magazine littéraire de Radio-Canada Première, « Plus on est de fous, plus on lit ! ».

Petna Ndaliko

Petna Ndaliko Katondolo est né en 1974 à Goma (RDC). En 1994 il écrit sa première pièce Victime de la guerre, sur le thème de la mémoire des survivants du génocide rwandais. Il intègre le Projet Implantation et Exploitation de l’Audiovisuel (PIEA) à Goma où il suit une formation de caméraman, de monteur et de producteur. En 2000, il fonde avec Ellen Lammers le centre culturel Yole!Africa pour des réfugiés à Kampala. En 2004, il a réalisé un court métrage expérimental Lamokowang (La calebasse) et en 2005 il a créé le premier festival de cinéma organisé au Nord Kivu, Salaam Kivu International Film Festival (SKIFF), devenu le Congo International Film Festival (CIFF), dont il est le directeur artistique.

Pius Ngandu Nkashama

Après une licence en philosophie et lettres obtenue à l’université Lovanium en 1970, il est nommé assistant puis professeur à l’Université nationale du Zaïre (Lubumbashi). Il dirigera le Centre d’études Africaines. Vers la fin des années 1970, il s’envole pour la France où il obtient en 1981, un Doctorat en Lettres et Sciences Humaines à l’Université de Strasbourg. Par la suite, il sillonnera le monde pour enseigner dans diverses universités (universités Annaba et Constantine en Algérie, Limoges et Sorbonne en France). Depuis 2000, il a posé ses valises aux États-Unis où il travaille comme professeur de Langues et Littératures françaises et francophones à l’université d’État de Louisiane. Romancier, poète, dramaturge, il a publié plusieurs essais, dont notamment : Écrire à l’infinitif : la déraison de l’écriture dans les romans de Williams Sassine, Critique littéraire, L’Harmattan, 2006 ; Sémantique et morphologie du verbe en ciluba, L’Harmattan, coll. sémantiques, 1999.

Francesca Orsini

Professor of Hindi and South Asian Literature at the School of Oriental and African Studies. She is a literary historian working primarily with Hindi and Urdu materials and interested in exploring how multilingualism worked and continues to work within the literary cultures of South Asia. Selection of publications: Orsini, Francesca (2009)Print and Pleasure: Popular literature and entertaining fictions in colonial north India New Delhi: Permanent Black. Orsini, Francesca (2002) The Hindi Public Sphere 1920-1940. Language and Literature in the Age of Nationalism, Oxford University Press.

Claire Riffard

Ingénieure de recherche CNRS depuis 2013, Claire Riffard assume la responsabilité administrative et la coordination scientifique de l’équipe « Manuscrits francophones » de l’ITEM. Entre 2000 et 2002, elle est en poste au lycée français d’Antananarivo et découvre les auteurs malgaches, en particulier le poète Jean-Joseph Rabearivelo. Elle rencontre la famille du poète et commence à s’intéresser à ses manuscrits. Elle soutient en 2006 à Paris une thèse intitulée Mouvements d’une écriture. La poésie bilingue de Presque-Songes et Traduit de la nuit de Rabearivelo (univ. Paris XIII, dir. Xavier Garnier). Dans le prolongement de cette première recherche, Pierre-Marc de Biasi l’invite à participer à la création de l’équipe “Manuscrits francophones” de l’ITEM, qui entend offrir la même exigence de traitement génétique aux corpus littéraires majeurs d’Afrique et de la Caraïbe (Aimé Césaire, Sony Labou Tansi, Ahmadou Kourouma, Mohammed Dib, Albert André et Simone Schwarz-Bart, Albert Memmi etc.) que celui réservé aux grands auteurs de la littérature française. Bibliographie sélective : Peghini Julie, Riffard Claire, « ‪Faire dialoguer la génétique des textes et l’anthropologie‪ », Journal des anthropologues, 2017/1 (n° 148-149), p. 225-250. ; Riffard Claire, Mouchard Claude, Martin-Granel Nicolas et al., « L’Afrique là-bas, l’Afrique ici », Po&sie, 2015/3 (N° 153-154), p. 5-11. ; Riffard Claire, « Anthologies d’Algérie, espaces pour la création », Po&sie, 2015/3 (N° 153-154), p. 213-219.

Silvia Riva

Silvia Riva est professeure de littératures française et francophone à l’Université de Milan. Thèmes de recherche : Littératures africaines (anglais, français). Littératures francophones (littératures insulaires). Approches géocritiques de la littérature. Littérature française contemporaine: poésie et arts visuels. Elle a publié plusieurs essais et articles sur la littérature congolaise, dont Nouvelle Histoire de la littérature du Congo-Kinshasa, aux éditions L’Harmattan en 2006. Elle est également une spécialiste de World Literature.

Chérie Rivers Ndaliko

Chérie Ndaliko s’intéresse à l’étude des arts dans les régions de conflit en Afrique. Elle est une chercheuse interdisciplinaire qui étudie les arts radicaux performatifs dans des régions d’Afrique en conflit, par le biais de l’ethnomusicologie, les études filmiques et la théorie culturelle. Son travail se focalise sur le cinéma et la musique comme catalyseurs de mouvements de transformation socio-culturelle ainsi que sur l’éthique et l’esthétique de l’aide humanitaire à l’est de la RDC. Elle est également co-directrice du centre culturel Yole!Africa à Goma.

Sinzo Aanza

Sinzo Aanza est né en 1990 à Goma (RDC), il vit et travaille à Kinshasa. Ecrivain dont la pratique se tourne peu à peu vers le champ de l’art contemporain, les thèmes qui nourrissent aussi bien ses œuvres visuelles que littéraires sont l’exploitation des ressources naturelles, la représentation des identités nationales, l’image du Congo depuis l’époque coloniale. En 2015, il a publié Généalogie d’une banalité (Vents Ailleurs).

Marc-Antoine Vumilia

Né dans l’est de la RDC, Mar-Antoine Vumilia Muhindo est auteur, acteur et metteur en scène et vit en Suède. Après avoir rallié la révolution qui a renversé la dictature de Mobutu, il a travaillé pour les renseignements du nouveau pouvoir. À la mort de Laurent-Désiré Kabila en 2001, il est accusé de trahison et condamné à mort par une cour martiale avec plusieurs dizaines d’autres personnes lors d’un procès qui a été unanimement condamné par les défenseurs des droits de l´homme. Il s’évade en 2010 et en témoigne dans deux films d’Arnaud Zajtman et Marlène Rabaud : Meurtre à Kinshasa et Adieu l’enfer. Il est l’auteur des textes des spectacles The Dialogue Series : III Dinozord (2006) et More More More future ! (2009) du chorégraphe Faustin Linyekula, et de L’Odyssée d’un fantôme (2012).

Bienvenu Sene Mongaba

Bienvenu Sene Mongaba est né en 1967 à Kinshasa, il vit entre le Congo et la Belgique. Ses travaux concernent l’enseignement en langues africaines et la lexicographie et la création terminologique en Lingala. Il travaille et publie en lingala : Fwa-Ku-Mputu (2002), Bamama ya Congo na France (2004), Bokobandela : lisolo (2005). Il s’occupe de la promotion de la littérature en Lingala par le biais des éditions Mabiki dont il est le fondateur et l’animateur. Il est membre de l’association « the Kind of Friends » à Kinshasa.

Richard Ali Mutu

Richard Ali Mutu est né à Mbandaka (RDC) en 1988. Il a gagné le Prix Mark Twain en 2009, et en 2011 il a publié son premier roman en français, Le cauchemardesque de Tabu (Mabiki). En 2014 publie son roman Ebamba Kinshasa Makambo (Mabiki), le premier roman en lingala à être traduit en anglais (Mr. Fix It: Troublesome Kinshasa, Phoneme Media).